Du 12 au 14 mai, la conférence Where 2.0 sur ce blog

Where 2.0 Conference 2008

J’ai la chance de participer la semaine prochaine à la conférence Where 2.0 organisée par O’Reilly qui se passera à Burlingame à côté de San Francisco. :-)

Du 12 au 14 mai, cette 4ème édition, rassemblera tous les acteurs majeurs de la géolocalisation, de la cartographie en ligne et du geoweb.

  • Tout part de ce constat :
    - Le données géographique sont désormais facilement exploitables et consultables sur le web. Les cartes sont “partout”. 
    - Les outils pour créer facilement du contenus géolocalisés ont finalement vu le jour. Ce contenu permet de de représenter en ligne, le monde physique.
    - Ces représentations virtuelles sont de plus en plus réalistes
    - La géolocalisation devient désormais un information réellement importante engendrant ainsi de nombreuses problématiques.
    - Les entreprises ont de plus en plus besoin d’avoir des données de qualité bien souvent créée par leurs utilisateurs.
    - La disponibilité des données géoréférencées a mis en avant l’importance de la composante carte dans une application. Un nouveau marché est né.
    - La néogéographie bouscule les traditionnels SIG. Une nouvelle génération de développeurs mettent en place des outils puissant en se basant sur des modèles Open Source ou API gratuite. Par exemple nous avons les API comme Google Maps ou Microsoft Virtual Earth mais aussi des framework open source comme Mapstraction ou GeoDjango sans oublié “Geo-Stack” (OpenLayers, GeoServer, PostGIS). Autre exemple, GeoNames, apparu l’an dernier, qui est une base de données ouverte de données géographiques récoltés sur le web. Google suit aussi cette voie avec un engouement des utilsateurs qui croit chaque jour. 
  • La conférence Where 2.0
    - Présentation des nouveaux outils repoussant la frontière des données géoréférencées. De nouvelles entreprises, de nouveaux business model, de nouvelles plateformes…
    - Where 2.0 est une des conférences les plus intéressante de l’industrie du geospatial et du geoweb.
    - Where 2.0 rassemble des gens, des projets et des questions dans le but de construire les fondations technologiques et de la valeur dans l’industrie du géospatial.
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  • Les temps forts
    - Le permier jour sera consacré à des tutoriaux (8 au choix). Les 2 jours suivants seront rythmés par des mini-conférences de 10 à 20 minutes. Il y en aura environ 40 au total! Intense sur 2 jours :-)
    - 3 startups: Everyscape, Earthmine, et Pict’Earth vont discuter de leurs approches de présentation d’un monde virtuel en ligne
    - Tele-Atlas et Navteq vont présenter leur plans pour l’avenir. Il sera intéressant de voir quelles influence vont avoir les données Open Street Map
    - Il devient de plus en plus facile d’afficher la position d’un utilisateur, mais qu’en est il du partage de cette information? Tom Coates va s’exprimer sur la mise en place de Fire Eagle, le nouveau service de géolocalisation de Yahoo!.
    - Il devient courant de partager les événéments courant de sa vie sur internet (Facebook, Twitter etc…). Sa position devient donc aussi une information importante. Adrian Holovaty, un des premiers créateurs de mashups Google Maps (Chicago Crime) présentera sa nouvelle startup : Everyblock.
    - Les principaux acteurs seront là : Google (John Hanke de retour pour la quatrième fois), Yahoo! (Tom Coates et Dan Catt), et Microsoft (Vincent Tao, fondateur de la GeoTango).
    - La néogéographie pénètre de nouveaux domaines. Sean Gorman, CEO of FortiusOne essaira de présenter ces nouvelles orientations.
    - Les mondes virtuels ont aussi leur place au Where 2.0. Paul Torrens presentera son travail: Modeling Crowd Behavior (modélisation du comportement des foules). SAP discutera de leurs utilisations de Second Life dans la gestion d’immeuble. Un projet de “Réalité Augmentée” sera présenté par Tom Churchill.
    - Des sujet divers  comme le mobile, la construction de drone, les cartes activistes, seront aussi traités.
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Voici le programme complet du Where 2.0 2008.

Si vous avez des sujets particuliers de cette conférence que vous souhaitez voir sur ce Renalid.com, n’hésitez pas à me le faire savoir en laissant un commentaire ou en m’envoyant un email.

Je tâcherais de retranscire au mieux cette conférence vraiment passionnante! J’utiliserais sûrement Twitter pour partager en live mes impressions. Vous pourrais suivre aussi tout cela sur mon compte Friendfeed.

A la semaine prochaine! :-)

API Géoportail… en version bêta

Cela fait 2 ans que Géoportail a été annoncé par l’IGN, souvenez-vous en avril 2006. Il y avait déjà une forte attente de la part du public. Le lancement de Géoportail en juin 2006 n’a fait que consolider l’engouement pour les internautes de voir leur "chez soi" vu du ciel.

Dans le monde du géospatial, l’API était tout aussi attendue. En effet, les données géographiques de l’IGN sont très vérrouillées (même si l’IGN est un établissement public de l’Etat), et le fait de pouvoir "manipuler" simplement ces données à travers une API était très attendu.

https://api.ign.fr/geoportail/

Qu’est-ce que l’API Géoportail ?

L’API Géoportail permet d’afficher des données du Géoportail ainsi que des données aux principaux formats standard dans une interface de navigation conviviale sur votre propre site Internet, Intranet ou Extranet. Vous pouvez également développer vos propres fonctionnalités afin d’enrichir celles déjà présentes.
L’API Géoportail utilise l’API OpenLayers de l’Open Source Geospatial Foundation. OpenLayers est une librairie Javascript dédiée à l’affichage de carte. L’API Géoportail surcharge les librairies de cette dernière pour apporter de nouvelles fonctionnalités.
API-SPT
Les données accessibles depuis l’API Géoportail sont pour le moment :
- "Ortho Photos" (avec des données de Planet Observer hors France métropolitaine)
- Cartes IGN
API-SPT-VA
Formats standard de données acceptés pour l’ajout sont :
- KML (Keyhole Markup Language)
- WMS (Web Map Service)
- WFS (Web Feature Service)

L’API Géoportail, qu’en est il?

Première précision importante, il s’agit d’une version bêta. Ceci est clairement préciser dans les conditions générales mais très peu sur le site :

API Géoportail Web 2D version Bêta (ou « API bêta ») : package fourni au Bêta-Testeur (…)

L’IGN sollicite de votre part la remontée d’informations provenant de développeurs ou
d’utilisateurs finals de l’API bêta
. Vous êtes donc invités à nous donner vos points de vue et
réactions sur l’API bêta et vous pouvez nous envoyer vos idées sur les perfectionnements,
améliorations et autres changements concernant l’API bêta par courrier électronique à
l’adresse contact.api@ign.fr .

D’où des restrictions d’utilisation très fortes pour ce lancement :

- Pas d’utilisation commerciale de l’API Géoportail Bêta ;
- Au maximum 100 pages vues par jour et par clé d’utilisation ;
- Au maximum 10 000 tuiles de 256 x 256 pixels chargées par jour et par clé d’utilisation ;
- Une taille de fenêtre cartographique de 400 x 400 pixels au maximum.

100 pages vues par jour, c’est très limité et ne permet donc pas de s’adapter à un site web.

Cette version bêta s’adresse donc aux développeurs, aux spécialistes des SIG qui pourraient remonter leurs avis à l’IGN. Donc un peu d’indulgence comme le souligne Luc Vaillancourt sur Baliz-Media. ;-)

Il s’agit donc d’une version gratuite, appelée API Géoportail Web 2D. Selon les FAQ, une version payante est en préparation ainsi qu’une version 3D. Ceci confirme les propos de Patrick Leboeuf lors du Géo-événement 2008.

Les fonctionnalités

La fonction principale est d’afficher les données de l’IGN : vue aérienne (ou BD Ortho) et les cartes topographiques.
API-carto
Du fait que l’API Géoportail se base sur l’API OpenLayers (logiciel libre), vous pouvez ajouter différentes informations sur ces cartes provenant d’un WMS (Web Map Service) ou WFS (Web Feature Service). Autre point intéressant c’est que vous pouvez aussi afficher des données provenant d’un fichier KML.
Voici un exemple fournit sur le site :
API-KML

Entrons dans l’API… du moins essayons

Pour pour utiliser cet API, le parcours est assez classique

  • Créer un compte
  • Votre compte créé et validé, vous pouvez demander un nouveau contrat
  • Vous sélectionnez un "client", pour le moment vous avez que "client léger 2D"
  • Vous sélectionnez l’emprise (territoire que vous voulez visualiser sur votre carte) parmis :
    - France métropolitaine
    - Guadeloupe
    - Martinique
    - Guyane Française
    - Réunion
    - Mayotte
    - Saint-Pierre-et-Miquelon
    - Iles Crozet
    - Nouvelle Calédonie
    - Polynésie Française
    - Saint-Barthélemy
    - Saint-Martin
    - Wallis-et-Futuna
  • Précisez votre URL de site
  • Vous obtenez la clé de votre contrat et un code exemple

L’API Géoportail 2D permet d’intégrer en quelques lignes une carte Géoportail dans une page HTML.

Les librairies disponibles sont accessibles d’une manière très simple grâce à la classe Geoportal.Map, qui encapsule toute les fonctionnalités de l’API derrière quelques méthodes.

Un shéma explique la structure de l’API Géoportail :

APIGeo-shema

… mais je n’ai pas tout saisi…. ;-)

Etudions le code d’exemple :

<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Strict//EN" "
http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-strict.dtd">
<html xmlns="
http://www.w3.org/1999/xhtml">
<head>
<title>API Geoportail - votre carte personnelle</title>
<script src="
http://api.ign.fr/api?v=1.0beta&key=8750437567523772095&instance=map"></script>

<script type="text/javascript">

function initGeoportalMap() {

geoportalLoadmap("GeoportalMapDiv", "normal", "FXX");
if(map.allowedGeoportalLayers){
map.addGeoportalLayers(map.allowedGeoportalLayers);
}
}
</script>
</head>

<body>
<div id="GeoportalMapDiv" style="width:400px;height:400px;"></div>
</body>
</html>

Vous devez charger le script de l’API en indiquant la version et votre clé. Si la clé n’est pas bonne vous avez une erreur Javascript.
Par contre, le script de l’API Géoportail, http://api.ign.fr/js/Geoportal.js est extrêmement lourd… 761Ko!! A titre de comparaison, les API de ViaMichelin, Microsoft ou Google font entre 200 et 250 ko. Cette "lourdeur" se ressent donc au chargement.
 
Sur le principe, le code javascript semble similaire aux API concurrentes. La chose un peu bizarre est d’instancier la carte au niveau du script de chargement avec le paramètre "instance". Voici les points signalés par l’IGN pour pouvoir afficher la carte :
  • Placer une balise script qui fait appel à la page de vérification de licence. Vous devez remplacer le paramètre key par votre clé de licence;
  • Vous devez remplacer le paramètre instance par le nom que vous voulez donné à la carte et qui vous servira ensuite pour configurer cette carte. Ce nom sera celui de la variable Javascript de votre carte;
  • Placer dans le corps de la page HTML une balise DIV dont les attributs ID class et style sont renseignés comme dans le code qui suit;
  • Définir la fonction Javascript initGeoportalMap() cette fonction sera exécutée au chargement de la page pour initialiser votre carte;

Il existe 2 types de cartes :

normal : carte avec tous les panneaux visibles (gestionnaire de couche, boîte à outils et panneau d’information)

API-carte-grande-taille

petite taille : carte de petite taille sans panneaux. Les déplacements et les zooms se font avec la souris.

API-carte-petite-taille

La documentation est mise à disposition. Malheureusement elle n’est pas très lisible. Un minimum d’exemples sont là pour éventuellement vous guider. Pour aller plus loin dans la manipulation de ces cartes, il faut maîtriser l’API OpenSource Openlayers.

Conclusion

Cette API Géoportail était très attendue. Elle poursuit la logique de mise à disposition du public des données de l’IGN.

L’IGN a souhaité être prudent quant au lancement de cette API en proposant une version bêta public très limitée en matière de requêtes autorisées. La démarche de se baser sur Open Layers est très louable pour un organisme public comme l’IGN.
Cette mise à disposition est intéressante pour créer des services nécessitant les données précises de l’IGN. Malheureusement, pour le moment, il me semble assez difficile d’étudier techniquement les possibilités de cette API sans passer par un apprentissage de l’API Open Layers.
De plus il n’est pas possible de vraiment la comparer aux API des leaders comme Google, Microsoft, Yahoo ou ViaMichelin. En effet l’API Géoportail n’est qu’une simple interface pour afficher sur votre site les données cartographiques de l’IGN. Des services proposés par ViaMichelin ou Google comme le calcul d’itinéraire ou le géocodage, ne sont pas disponibles.
N’oublions pas que l’objectif premier de Géoportail est d’offrir un véritable service public de mise à disposition d’information géographique en France. L’API en est une extension.
Dommage donc que pour un lancement si attendu, les limitations soient si importantes. Mais je suis sûr que la version 3D pourra apporter un nouveau regard à cette API. De plus la version commerciale pourra intéresser un bon nombre de collectivités locales ou de sociétés pour la mise en place de SIG en France. Enfin la qualité des vues aériennes (en constante amélioration) en terme de couverture reste innégalée, et ça Microsoft l’a bien compris.
Enfin quelques efforts sur la présentation et la documentation ne ferait pas de mal. :-)
Et vous quel est votre avis?

Revue du Geoweb de la semaine

  • Un pas de plus pour le Geoweb dans Google Maps
    Google dans son blog Google LatLong, a annoncé la mise à disposition dans Google Maps de la recherche "Mapped web pages", c’est à dire la possibilité de rechercher et d’afficher sur la carte, des pages web qui sont géolocalisées.
    Cette fonctionnalité n’est disponible que sur la version US de Google Maps.
    Exemples :
    - sarkozy
    - where 2.0
    webmappedpage
  • "Google Ocean" en préparation?
    Google aurait invité en décembre dernier des océanographes pour travailler sur la cartographie des océans.
    Il s’agirait d’offrir une vue du fond des mers, avec leurs reliefs et des infos sur les courants, les barrières de corail, les températures, etc…
    (via Google Earth Blog)
  • Google Street View sur Paris
    Différentes photos commencent à circuler sur internet montrant les voitures de Google entrain de faire les acquisitions dans Paris des vues 360° pour Google Street View.

    googlestreetviewParis

    Les photos prise à Paris sont sur Flickr : ici, , , et là.
    …et à Grenoble aussi
    (via Zorgloob)

  • Un système de visualisation intéressant sur le site de la BBC
    Afin de présenter des centaines de caméra de surveillance du trafic routier sur une carte, un système ingénieux de regroupement a été mis en place sur le site de la BBC pour les visualiser sur une carte intéractive "Ordnance Survey".
    bbc


    (via Mapperz)

  • Une nouvelle version du site bêta de NavX
    De nouvelles fonctionnalités sont mises à disposition dans une nouvelle version bêta du site collaboratif de NavX. (souvenez vous de ma présentation du site).

    http://beta.navx.com

    navxbeta
    Au programme :
    - La visualisation directe des photos flickr géotaguées par NavX.
    - Gestion de POIs en masse
    - La possibilité de rendre public ou privé, ses POIs et de les partager dans son réseau
    - La mise à disposition de flux GeoRSS pour suivre l’évolution d’un contenu géolocalisé spécifique.
    De nombreuses autres évolutions sont à venir dans les mois à venir…

    (via le blog de NavX)

  • Google améliore le géocodage de Google Maps API aux USA
    Désormais, plus de 50 millions d’adresses aux USA sont géolocalisées très précisemment. Ainsi la précision des coordonnées géographiques fournies lors d’un géocodage est meilleur. Google fournira la position exacte du bâtiment : "Rooftop Location"… en distinguant ainsi de quel côté de la rue se trouve le bâtiment.
    rooftop
    (via Google Maps API Blog).
  • De nouvelles possibilités offertes dans Google Static Maps
    Je vous avez présenté il y a quelques mois, Google Static Maps API. Cette API vous permet de générer une carte statique, une image, depuis les serveurs de Google.
    De nouvelles fonctionnalités sont disponibles dans l’API :
    - définir 4 tailles de marqueurs et 8 couleurs différentes
    - afficher une polyligne de 50 points avec une couleur, une largeur et une opacité déterminés
    - choisir le format de sortie : JPG, PNG ou GIF (avant seul le GIF était disponible)
    - spécifier la langue des cartes pour avoir des toponymes translitérés au Japon ou en Grèce.
    googlestaticmap1 googlestaticmap2
    Pour plus d’information : Google Static Maps API et l’annonce sur le blog Google Maps API.
  • Projet pour localiser les obstacles pour les personnes handicapées à Genève
    Le projet «GENEVE*accessible», lancé par la ville de Genève en partenariat avec l’association Handicap Architecture Urbanisme (HAU), a pour objectif de faciliter le déplacement des personnes à mobilité réduite. Conçu et orchestré par l’artiste catalan Antoni Abad, ce projet croise deux dimensions essentielles – l’action sociale et la pratique artistique – tout en incluant activement les personnes concernées.
    Des téléphones portables munis de GPS ont été distribués à des personnes en situation de handicap qui ont permis de répertorier et de cartographier sur un site web les obstacles à leur mobilité.
    Le résultat est probant :
    http://www.zexe.net/GENEVE/map.php
    handicapmap 
    (via Nicolas Nova’s Pasta&Vinegar)

Le GPS comme système d’interaction avec le monde

Pour faire suite à ce billet sur l’intégration de StreetView aux itinéraire de Google Maps, je me permets de reprendre un article très intéressant de Hubert Guillaud, rédacteur en chef d’InternetActu.net et responsable de la veille à la Fondation Internet nouvelle génération.

L’article “Le GPS comme système d’interaction avec le monde” rapporte une étude de l’impact du GPS sur notre perception du monde. La démocratisation de la géolocalisation dans des appareils comme le téléphone portable vont apporter à l’avenir un profond changement de notre comportement en situation de mobilité.

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Un groupe de recherche de l’université de Cornell a étudié l’impact du GPS sur notre perception du monde rapporte Luca Chittaro en interviewant Gilly Leshed, du groupe interaction hommes-ordinateurs de l’université de Cornell lors de la conférence sur les interfaces hommes-machines qui s’est tenue récemment à Florence. “La technologie GPS apporte un représentation abstraite de notre environnement physique, très différente de la représentation de ceux qui circulent et conduisent sans GPS”, explique la chercheuse. “Nous avons constaté souvent que les gens ne recherchent plus les marques des espaces qu’ils traversent : plutôt que de regarder les signes de la rue pour s’orienter, ils se basent sur le GPS pour obtenir la direction et parvenir à destination”.

Selon Gilly Leshed, quand les gens conduisent avec un système GPS, il n’ont plus besoin de s’orienter dans les endroits qu’ils traversent, ils n’ont plus besoin d’apprendre à naviguer ou à demander à des passants comment se rendre à tel endroit.

Les systèmes GPS ne sont pas seulement de simples outils de navigations, explique encore la chercheuse : “Ils changent la façon dont nous percevons notre environnement”. Et cela leur confère une responsabilité particulière. “Leurs concepteurs ont le pouvoir de promouvoir des expériences plus impliquantes. Le GPS du futur doit pouvoir prendre en compte les marques du territoire plutôt que les distances : plutôt que de nous dire, “tournez à gauche à 100 mètres”, il doit savoir dire “tournez à gauche après le pont”. Avec une conception de ce type, nous permettrons aux gens de faire plus attention aux objets physiques de leur environnement”, alors que les systèmes actuels ont plutôt tendance à les en couper.

De même, les systèmes GPS doivent être capables de s’adapter à l’expérience du conducteur : s’adapter à un lieu connu ou inconnu, à ses habitudes de conduite (préférer les routes secondaires,…). Les systèmes GPS sont conçus pour une interaction directe avec le conducteur, il faudrait aussi qu’ils parviennent à mieux communiquer avec celui qui occupe la place à côté du conducteur, qui a d’ailleurs toujours été la place du navigateur.

Pour Ing-Marie Jonsson de l’université de Linköping, qui travaille en collaboration avec Toyota à concevoir des voitures qui parlent à leurs conducteurs, “l’avenir des systèmes d’information dans le véhicule induit des accès personnalisés à la conduite et aux sources d’information de confort comme le temps, le trafic, mais aussi les activités de proximité, le divertissement, la musique ou la vidéo. Grâce au GPS, des fonctions sociales permettront aux gens de se rencontrer selon leurs centres d’intérêt et selon leur localisation”.

Ing-Marie Jonsson travaille à partir d’un simulateur de conduite, rapporte-t-elle à Luca Chittaro . Ses expériences l’ont conduite à mesurer des différences de performance des systèmes vocaux dans l’habitacle selon le sexe ou l’âge du conducteur. Par exemple, apporter une information inexacte peut avoir des impacts très négatifs sur la conduite des conducteurs masculins, alors que les femmes ne semblent pas affectées par les erreurs du système de navigation. Les conducteurs ont tendance à plus faire confiance à une voix du même sexe qu’eux. En revanche, quel que soit leur âge, les conducteurs préfèrent les voix jeunes, alors que dans le travail, les employés âgés répondent beaucoup mieux à des voix âgées. “Nous avons aussi noté qu’un système trop attractif ou intéressant pouvait avoir des conséquences désastreuses.” Mais il est difficile de concevoir un système sachant aider sans être intrusif, un système agréable et engageant sans distraire le conducteur.

A compléter par les propos de Brian Lathrop, chercheur au Volkswagen Electronic Research Lab, et ceux de David Krum, responsable de projets chez Bosch, qui animaient la session sur l’interaction dans l’automobile. Ils prolongeaient notamment ces questions en pointant vers une étude du laboratoire de R&D du NHTSA qui montre que l’inattention est souvent la source première des accidents. Ce qui les incitait, l’un comme l’autre, à penser que l’avenir serait aux systèmes qui mesurent notre attention et nous permettent de la conserver.

(article sous licence Creative Commons)

Les vues aériennes de l’IGN disponibles dans Virtual Earth

+

Annoncé lors du Géo-événement, l’accord de mise à disposition des images aériennes de l’IGN pour Microsoft Virtual Earth se concrétise enfin.

En effet Microsoft a fait hier une mise à jour de ses données : 22 Tera Octet, dont notamment des vues “Bird’s Eye View” en Grèce et en Australie. Plus de détails ici.

Mais le plus intéressant, ce sont donc les vues aériennes de l’IGN qui sont enfin disponibles dans l’outil cartographique de Microsoft.

Virtual Earth diffuse au grand public ainsi qu’à ses clients professionnels :

  • Photos aériennes de tout le territoire français, y compris DOM/TOM, à une résolution de 2,5 mètres par pixel

… et diffusera :

  • Photos aériennes de l’ensemble des côtes française, s’étendant jusqu’à 45 km à l’intérieur des terres, à une haute résolution de 1 m/pixel avant la fin de l’été 2008.
  • Photos aériennes des zones urbaines françaises comptant plus de 50 000 habitants à une très haute résolution de 50 cm/pixel avant la fin de l’été 2008.

J’ai noté les points suivants :

  • Le traitement des images est meilleur chez Microsoft que sur Géoportail dans de nombreux cas. En effet la saturation des couleurs est plus réussie. Sur Géoportail, à de nombreux endroits, les couleurs restent fades et les images comportent de nombreux artéfacts, réduisant considérablement leur qualité.

    Comme on peut le voir sur les images ci-dessous, la prise de vue n’est pas la même. Les images fournies à Microsoft doivent être celles des dernières campagnes de l’IGN, réalisées il me semble en captation numérique. D’où la différence. Espérons que Géoportail intègre vite l’ensemble de ces données sur tout le territoire.

    sur Géoportail
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    sur Microsoft Live Maps Search
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  • Les vues aériennes précédemment acquises par Microsoft sont toujours présentes, notamment sur Paris. En effet la qualité des vues fournies exclusivement par InterAtlas à Microsoft est vraiment bien supérieur à celles de l’IGN sur la capitale.

    sur Géoportail
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    sur Microsoft Live Maps Search
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  • Globalement, la résolution maximales des photos aériennes fournies est meilleure sur Géoportail que sur Virtual Earth .

    sur Géoportail
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    sur Microsoft Live Maps Search
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  • La vue hybride est disponible sur Microsoft Virtual Earth avec les vues aériennes de l’IGN, chose qui n’existe pas sur Géoportail.
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  • Le mode 3D avec ces nouvelles vues aériennes n’est disponible que sur la version américaine de Virtual Earth. Pour ceci vous devez y accéder par cette URL : http://maps.live.com/?mkt=en-US


  • La nouvelle version du site ViaMichelin, http://beta.viamichelin.fr (pour quelques semaine encore en bêta public) a intégré automatiquement ces nouvelles données du fait de son partenariat avec Microsoft.
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L’apport de ces nouvelles données est un sérieux coup de boost à Microsoft Virtual Earth et Live Maps Search pour son déploiement en France. Pour le moment, Microsoft n’a pas encore fait un lancement officiel de son portail cartographique en France… mais ça ne devrait pas tarder maintenant.