Archives du mois : septembre 2006

GPS Tracking en question (article du Guardian)

Guardian.co.uk a publié un article très intéressant sur le GPS Tracking.

Le GPS Tracking pour faire simple est le fait de pouvoir suivre en temps réel les déplacements d’une personne. De nouveaux téléphones intègrent désormais une puce GPS. Ce dernier peut donc envoyer à un serveur sa position exacte.

L’article de Charles Arthur essaye de comprendre les avantages de ce type de fonctionnalités en terme de sécurité ou de publicité ciblée mais aussi les dérives que ce type de dispositif apporterait (respect de la vie privée etc…).

L’exemple principale est celui de Tim Hibbard qui diffuse en temps réel sur internet son positionnement sur une carte Google Maps : Where is Tim?

(d’ailleurs, à l’heure où j’écris ce post, il roule à 761 Mph sur la “Route 40″ près de Crab Orchard, Tennessee; il a parcouru 250,74 miles aujourd’hui)

Je trouve ce nouveau de technologie véritablement fascinant et les champs d’application sont très nombreux. Déjà certaines entreprises de livraison intègre ce type de système dans leur camion afin d’optimiser les tournées… mais concernant les personnes c’est une autre affaire.

Google Earth : bienvenue à l’espace-temps (Timeline ou Time Tag)

La nouvelle version de Google Earth 4 bêta (4.0.2091) est sortie cette semaine. Une des nouveautés importantes est la possibilité d’intégrer au fichier KML des données “temps”.
Ceci avait été mis en application dans la version d’entreprise de Google Earth pendant un certain temps, mais Google n’avait pas été satisfait de l’interface.Â
Cette nouvelle version comporte donc un outils plutôt astucieux permettant de “contrôler le temps”. Ce dernier apparaît à gauche des commandes de navigation.Â

Les données temps sont prises en compte pour les lieux positionnés (placemark ou waypoint).

L’outils est très bien réalisé et très efficace. Les points correspondants à la plage de temps indiquée sont en surbrillance sur Google Earth. Une animation chronologique peut être aussi lancée.

La documentation KML a été mise à jour.

Voici un petit exemple d’un trajet effectué en TGV de Paris à Nîmes. (N.B. : pour visualiser l’exemple, il est nécessaire d’avoir la dernière version de Google Earth Beta 4)

L’export en KML s’est fait à partir d’un fichier GPX généré par un GPS (en réalité PDA-GPS avec un logiciel ad-hoc). La conversion KML avec l’insertion des données a été grandement facilité par GPS Visualizer!

le fichier : Timeline et Google Earth : un voyage en train

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Ceci offre une nouvelle dimension à Google Earth. D’ici peu de nouveaux types de données vont pouvoir être intégrés ce qui promet à de nouvelles perspectives…

[Via Google Earth Blog et Ogle Earth]

L’appropriation des cartes par les utilisateurs : “La carte fait le territoire” (suite)

Suite à son article sur Internet Actu, Daniel Kaplan vient d’indiquer un article de Loïc Haÿ “Déconfiture de la géomatique nationale” en complément à “La carte fait le territoire“. Ce dernier présente différents moyens réconciliant la carte avec le territoire ou plutôt les moyens avec lesquels les utilisateurs s’approprient ces nouveaux territoires numériques.

Loïc Haÿ explique tout d’abord la fausse route que prend Géoportail :

Le GéoPortail s’annonce comme le « portail des territoires et des citoyens », un portail « à bâtir ensemble ». Force est de constater que, pour le moment, les données cartographiques proposées (lorsqu’elles sont consultables …) n’autorisent que très peu d’interaction, ni avec les territoires ni avec les citoyens… On assiste plutôt à une mise sous verre du territoire, à la manière du jardin intérieur de la grande bibliothèque : « on regarde … mais on ne touche pas ! »

La comparaison avec les offres des autres services de cartographie (Google Maps, Yahoo Maps…) est vite limitée :

A l’heure où la plupart des services web de géolocalisation proposent des systèmes de republication permettant de réutiliser sur son propre site les cartes produites, le dispositif de mutualisation du GéoPortail prend la forme d’un sens unique…

Pour ces acteurs, la cartographie sur le web un « nouveau terrain de jeu ».

Je vous recommande vivement de voir les différents “mashups” présentés par Loïc Haÿ utilisant un service de cartographie et surtout de lire les applications concrètes de ces services faisant de la carte un territoire.

[via Internet-Actu]

Les Pages Jaunes en 3D (sur Paris et Rennes)

Le projet Rennes Citévision, était un site lancé en 2004 présentant une expérimentation de modélisation en 3D de la ville de Rennes.

PagesJaunes vous propose d’utiliser cette innovation en version Bêta : toujours sur Rennes et surtout sur Paris en 3D!

http://v3d.pagesjaunes.fr

Avec ces prototypes, vous pouvez effectuer une recherche locale de professionnels dans une ville entièrement modélisée en 3D. Activités, nom, à proximité d’un point d’intérêt ou d’une adresse, choisissez parmi ces critères pour affiner ou élargir votre demande.

pj3d_2.jpg

pj3d_3.jpg

Ce service de Villes en 3D vous permet de visualiser les réponses proposées dans un univers virtuel et de naviguer librement dans la ville d’un simple clic. A noter qu’il ne s’agit pas de représentations parfaitement réalistes, mais de maquettes 3D, illustrations au plus proche de la localité visitée.

pj3d_1.jpgCes prototypes ont été réalisés en partenariat avec la société Archividéo, la Ville de Rennes et l’Institut Géographique National.

Il reste tout de même très intéressant en dépis de ses lenteurs qui ne favorise pas encore une utilisation souple de l’outils.

En effet le rendu 3D même s’il n’est pas ultra précis (couleur des façade d’immeuble par exemple) reste tout de même réaliste notamment avec les monuments. Une expérience nouvelle est ici offerte aux utilisateurs. La technologie utilisée est shockwave.

pj3d_4.jpg

[via FredCavazza.net]

La carte et le territoire

Daniel Kaplan de Internet Actu vient de publier un article très intéressant sur la notion de carte et de territoire.

Tout part du constat de l’engouement qu’il y a eu sur Geoportail et de son constat décevant. (N.B. Sur ce même blog, le jour du lancement il y eu + de 5000 visites sur ce post)

Daniel Kaplan explique que la carte est un territoire :

“On y localise ses amis, on y punaise nos photos, on y prépare un événement – et par des liens, interactions, navigations, recherches, ces actions produisent des effets sur le réseau, mais aussi sur le territoire : deux personnes se déplacent pour se retrouver, un rassemblement se forme, un projet de maison germe…”

L’idée est qu’une carte est un nouveau support souvent indispensable se déplacer. Il suffit de voir les comportements des automobilistes ne se fiant plus qu’à leur GPS portable, ne regardant plus les indications “physiques” (panneaux etc…). A l’inverse les cartes peuvent intérargir sur le milieu physique (système de vidéo surveillance etc…)

La carte est donc la meilleur représentation du territoire (ou du moins la plus fidèle) pour l’utilisateur, où l’intéraction est de plus en plus grande.

Je vous conseille donc grandement cet article