Archives du mois : novembre 2007

Encore… une nouvelle fonctionnalité sur Google Maps : les cartes collaboratives

Hier Google nous offrait les cartes présentant le relief. Aujourd’hui c’est une nouvelle fonctionnalité qui est mise à disposition des utilisateurs de Google Maps :

La carte collaborative!

Désormais avec “Mes Cartes”, il est possible de partager la carte que vous avez créée. Chacun peut alors éditer la carte en ajoutant des informations, des marqueurs ou des tracés.

Vous pouvez bien sûr restreindre le partage de cette carte à vos amis en leur envoyant directement une invitation. La chose qui est dommage, est que tout le monde peut déplacer, modifier voir supprimer les éléments des autres sans aucune trace ou suivi des modifications.
Voici une carte partagée de spot de surf créée par Google où chacun peut insérer son propre lieu favori.

Cette fonctionnalité suit la logique communautaire que Google a commencé à instauré sur Google Maps. En effet depuis octobre dernier vous pouvez créer votre propre profil d’utilisateur Google Maps, où sont présentés l’ensemble des cartes que vous avez créé.

De plus il est possible de modifier la position d’une adresse ou d’un établissement en résultat dans Google Maps. Cette récente fonction est valable uniquement aux USA, Australie et Nouvelle-Zélande. Si la modification est faite à plus de 200 mètres, elle n’est pas prise en compte.

Tout ceci favorise donc la création de contenu géolocalisé et l’ouverture de ce contenu pour créer le Geoweb.

Autre petite nouveauté, la possibilité d’importer directement un fichier KML, KMZ ou GeoRSS dans une de vos cartes.

Après les cartes, les vues satellites et hybrides, Google Maps propose le relief

Google Maps propose une nouveauté sur son site : la vue “relief”. Pas (encore) de 3D, mais une vue permettant de visualiser le “terrain”, le relief d’une zone.

Très pratique pour préparer une petite randonnée en montagne…

Google a fait évolué les boutons des différentes vues proposées. Vous avez bien sûr toujours la vue “Plan”. La vue “Satellite” comporte désormais aussi la vue “Hybride” sous forme d’option par une case à cochée. Le bouton “Hybride” est remplacé par le bouton de la nouvelle vue “Relief”.

La vue “relief” offre aussi une meilleur distinction de la vegetation ainsi que les noms de nombreuses montagnes.

A noter tout de même que Geoportail offre depuis son lancement en juillet 2006 le même type de vue en France :

[via Google LatLong]

OpenStreetMap : la cartographie Open Source

OSM2 Pour créer une carte géographique numérique, il vous faut des données et des informations très précises. Ces données sont à la fois les rivages, cours deau, les voies de communication (rue, routes, voies ferrées), le relief. Il y aussi les détails qui ne se retrouvent pas sur le terrain : frontières de pays, toponymie (noms des villes, noms des pays).

Il existe 2 fournisseurs majeurs de données géographiques au monde : Tele Atlas et Navteq.

Tele Atlas est en passe de se faire racheter soit par TomTom soit par Garmin. Navteq lui vient de se faire racheter par Nokia.

Leurs données cartographiques sont majoritairement utilisées par les services de cartographies en ligne et les systèmes de navigation GPS.

Face à ces 2 géants, il existe une alternative totalement Open Source, OpenStreetMap.

OpenStreetMap est un projet sous licence Creative Commons dont l’objectif est de fournir à tout ceux qui le désirent, des données géographiques gratuites telles que les cartes routières. OpenStreetMap a été fondé en juillet 2004 par Steve Coast.

OSM1

Le projet a débuté car la plupart des cartes qui semblent gratuites ont des restrictions légales ou techniques limitant leur usage et empêchant de les utiliser de façon créative, productive ou inattendue.

Comment contribuer à ce projet?

OpenStreetMap est comme Wikipedia, chacun est libre d’enrichir la base de données géographique.

Les contributeurs d’OpenStreetMap emportent leur GPS portable en voyage ou sortent spécialement pour enregistrer des traces GPS. Ils enregistrent les noms des rues, les noms des villages et toute autres caractéristiques en utilisant un carnet, un appareil photo ou un dictaphone.

De retour devant leur ordinateur, les contributeurs téléchargent la trace GPS indiquant leur trajet et dessinent les routes sur la base de données collaborative d’OpenStreetMap. En utilisant leurs notes, les contributeurs ajoutent les noms des rues, des informations sur le type de route ou de chemin et les connections entre les routes.

OSM3

Les données sont alors traitées pour produire des cartes détaillées, qui peuvent être publiées librement sur des sites tels Wikipedia, utilisées pour créer des systèmes de navigation portatifs ou embarqués ou imprimées et copiées sans restrictions.

Un guide complet en français est disponible ici.

Si vous ne possedez pas de GPS, vous pouvez participer à OpenStreetMap :

  • Vous pouvez travailler les données existentes en précisant certaines informations (nom de rue par exemple).
  • Si votre zone fait partie de celles dont la photo aérienne est disponible sous Yahoo! Maps, vous pouvez aussi participer en traçant les routes à partir de ce layer photo grâce à l’éditeur en ligne.
  • Vous pouvez tracer les grands cours d’eau, les côtes, les forêts, les lacs et pas mal d’autres choses en partant des photos satellite (si la zone est disponible en vue satellite Yahoo Maps).

En naviguant, sur OpenStreetMap vous pouvez voir qu’en France il manque encore pas mal d’informations, mais c’est un bon début. Par contre en Angleterre, Allemagne ou Pays Bas les cartes sont très fournies.

OSM4

OSM5

Utiliser OpenStreetMap sur son site

Pour utiliser les cartes de OpenStreetMap sur votre site, il est nécessaire d’utiliser une API Javascript qui va se connecter directement sur les “tuiles” (images cartographiques) de l’OSM.

Le plus simple est d’utiliser MapStraction, qui est une couche d’abstraction des principales API cartographiques. Mais j’y reviendrais plus tard…

Quelques ressources pour aller plus loin avec OpenStreetMap

Voici différentes ressources indispensable pour utiliser OSM :

Je suis vraiment étonné par la richesse des informations présentes et le nombres de participations pour ce type de projet Open Source. Je vous encourage vraiment à participer à ce type d’initiative qui permettront à terme de s’acquiter de nombreuses contraintes.