Archives du mois : janvier 2008

Google Maps et performance artistique

Vous ne connaissez sûrement pas  Janez Jansa.

Découvrez Signature Event Context (http://sec.arscenic.org), un projet de performance en ligne utilisant Google Maps API.

Surprenant… mais intéressant de voir qu’une API cartographique peut être utilisée dans des contextes bien différents.
Cela me rappelle Théorie M.

Avec Nomao, partagez vos lieux

nomao.pngNomao est service lancé depuis quelques mois déjà, qui permet simplement de partager un événement ou un lieu sur une carte géographique. L’outils est idéal pour faire connaître à vos proches ou à la communauté vos lieux préférés. Votre carte est directement exportable via une widget qui peut être facilement personnalisée.

La comparaison est déjà faite avec DismoiOu, VeniVediWiki ou JustaCote qui permettent de partager plus des commerces ou des services de proximité. Pourtant Nomao est bien différent.

En effet ce service s’ouvre et s’oriente vers le partage des lieux. Les premiers objectif du services est d’offrir au blogueurs et aux webmasters une widget totalement paramétrable permettant d’afficher sur son site les lieux enregistrés dans Nomao.

nomao2.png

Voici 3 lieux que j’ai enregistrés dans Nomao.

 

Sports

     

Découvrez un “Mashup Master”

Laissez moi vous présentez Olivier Gosselin, un ingénieur logiciel, qui a pas mal d’idées derrière la tête.

Il a créé de nombreux mashups cartographiques en se basant sur Google Maps, mixant tout cela avec les données de différents site web et API.

Même si certains de ces mashups semblent “simples”, il faut apprécier les idées ingénieuses qui sont ici exploitées… et qui peuvent amenées vers de nouveaux usages ou de même, de nouveaux mashups.

La liste de ses mashups (tous en anglais) sont présentés sur sa page personnelle : Olivier Gosselin.


  • Local News : Découvrez l’actualité directement depuis la carte
    Ce mashup utilise les API Google Maps, Geonames et Hostip.info.

  • Mapified Kayak : Utilisation du métamoteur de recherche de voyages Kayak, offrant la possibilité de rechercher plusieurs destinations de voyages d’un clic.
    Ce mashup utilise les API Google Maps et Kayak.

  • Mapified Rss : Géolocalisez n’importe quel flux RSS en surlignant les pays cibles.
    Ce mashup utilise les API Google Maps, Geonames et les flux RSS de Google News.

  • Mapified Stock Indices : Visualisez les variations quotidiennes d’indices boursiers asiatiques sur une carte Google Maps. Les couleurs et tailles d’icônes sont proportionnelles aux variations et aux capitalisations.
    Ce mashup utilise les API Google Maps, Geonames et Dapper.

  • Overflown Countries : Obtenez la liste de tous les pays survolés et les distances lors d’un déplacement à vol d’oiseau.
    Ce mashup utilise les API Google Maps et Geonames.

  • Road Trip in the USA and elsewhere : Obtenez la liste des zones administratives traversées lors d’un voyage routier. Elles sont affichées sur la carte pour les USA (états et comtés) et la France (régions et départements) mais la liste est disponible pour tous pays ou Google supporte la génération d’itinéraires. ANIMATION disponible du trajet.
    Ce mashup utilise les API Google Maps, Geonames, Topocoding et Google Chart.

  • Where Are Trains? : Mon mashup préféré dans cette liste. Suivez en temps-réel le déplacement des TGV quittant ou arrivant à Paris de manière animée. Le déplacement est déduit de l’heure de départ et d’arrivée du train.
    Ce mashup utilise les API Google Maps et Dapper.

  • GoogleMaps vs YahooMaps : 2 cartes sur la même page pour comparer facilement les cartes disponibles entre Google Maps et Yahoo Maps.
    Ce mashup utilise les API Google Maps et Yahoo Maps.

Avec son autorisation, je me permets de vous proposer ses 10 bonnes pratiques concernant la conception de mashups, que je trouve vraiment très pertinents :

Soyez malin! La philosophie des mashups est d’apporter une plus-value en fusionnant intelligemment des services web existants. Cherchez les ‘briques’ dont vous avez besoin sur le net et n’apportez que le ciment. Un assez bon annuaire des API est disponible sur programmableweb.com.

Si vous créez une ‘brique’ dans une optique non-commerciale, vous devriez la partager parce qu’il est fort probable que quelqu’un puisse un jour en avoir besoin pour créer un nouveau mashup qui pourrait vous inspirer par la suite. Regardez les bonus ci-dessus par exemple. N’imaginez pas que les moteurs de recherche référenceront correctement ces briques (tout du moins au début). Enregistrez-les sur des sites ou forums de référence. Pour les mashups Google Maps, la communauté Google Earth est un bon début.

Créez un mashup que vous souhaitez utiliser idéalement tous les jours et par conséquent un mashup utile Un fameux comme Flickrvision est joli à regarder quelques minutes mais AMHA n’a pas grand intérêt.

Utilisez un Integrated Development Environment (IDE) dédié au développement web, donc avec assitant de codage pour JavaScript, HTML, et CSS, un surligneur syntaxique pour ces mêmes langages, et un notificateur d’erreurs et d’avertissements à la volée. Personnellement j’utilise l’édition communautaire du Studio Aptana.

Installez les extensions pour Firefox utiles au débogage: Firebug et IETab.

Appliquez les bonnes pratiques Yahoo! Performance et installez YSlow pour Firebug. Vous pouvez également utiliser les outils gratuits en ligne de Pingdom.

Installez localement un serveur web packagé comme XAMPP.

Pour l’utilisation multi-domaine de XMLHttpRequest, utilisez un proxy and déployez le chez un hébergeur supportant la bibliothèque cURL. Un peu de bon sens doit vous faire ajouter quelques lignes de PHP pour sécuriser son utilisation.

Utilisez un gestionnaire de configuration comme Subversion et tracez les versions dans la page du mashup pour tenir vos utilisateurs informés des sorties.

Donnez un moyen à vos utilisateur de vous faire un retour (email, formulaire,..).

Bravo à Olivier, je lui décerne le titre honorifique de “Mashup Master“. :-)

Ce qui nous attend pour 2008…

Dans ce billet je tente de donner quelques orientations pour 2008 concernant la géolocalisation. Je ne vais pas m’aventurer sur le thème de la cartographie online ou du geoweb. Par contre il est évident que 2008 promet de nouvelles perspectives en terme de géolocalisation pour le “3ème écran” : le téléphone mobile.

Positionnement de Google

Google n’est et ne sera par une entreprise de cartographie. Son objectif premier est d’organiser géographiquement l’information adaptée au contexte de consultation pour la rendre universellement accessible par les utilisateurs.

Il est donc nécessaire pour Google de canaliser le savoir des personnes sur leurs environnements et de le rendre accessible aux personnes connectées. C’est le début de la construction du GeoWeb.

Google Maps sera sûrement redesigné et pourrait inclure plus d’espace pour le contenu créé par les utilisateurs (user-generated content). Nous allons pouvoir partager plus facilement des événements proches de chez soi, du lieu où l’on se trouve, des recommandations d’amis proches. L’utilisation de Google Maps va devenir plus personnelle.

Avec Android et son consortium, Google souhaite donc installer son propre environnement sur des terminaux mobiles adaptés, facilitant ainsi l’accès à l’information.
Bon nombre de développeurs sont encore trop frustrés par les limites des terminaux mobiles (liées aux opérateurs et aux fabriquants de téléphone).

Mobilité

La géolocalisation est une valeur ajoutée pour toutes sortes d’applications et en particulier les applications mobiles (recherches locales ou messageries instantanées).

iphone

Les services de géolocalisation ne connaissent pas encore un véritable succès. Plusieurs raisons à cela :

  • Complexité de l’interface
  • Nécessité d’une géolocalisation précise : nécessité de terminaux avec GPS
  • Manque d’investissement des opérateurs qui parient, pour l’instant, plus sur la télévision mobile que sur de vrais services utilisant la géolocalisation

Les utilisateurs d’applications mobiles font face à une interface complexe. Il est nécessaire que l’expérience utilisateur soit simple et rapide. L’information géolocalisée doit être accessible en un seul clic.

dogeball

Il est pourtant évident que, dans les prochaines années, les services utilisant la géolocalisation généreront plus de profits que tout autre services mobiles. Il faut voir en cela que de nombreux contextes dans lesquels se trouve l’utilisateur l’orientent vers son téléphone mobile.

Francis Pisani parle de mobiquité :

La mobilité est elle-même en pleine mutation. Il s’agit de rendre compte à la fois du fait que nous pouvons depuis un nombre croissant de lieux et de situations avoir accès à un monde d’informations et de loisirs bientôt aussi riche (ou plus) et infiniment plus cool que celui que nous avions devant nos ordinateurs et nos télés.

Je vous conseille aussi la lecture de cet article de e-tourisme.info sur Dogeball, une sorte de réseau social mobile.

Téléphones et GPS de navigation

Il y a eu, ces 2 dernières années, une véritable démocratisation de l’usage de GPS de navigation. La gamme est de plus en plus étauffée et offre plus de services. Mais ce qui peut manquer à ce type d’appareil est de pouvoir communiquer en temps réel. Il reste encore assez fastidieux de devoir mettre à jour les données de son GPS de navigation pour avoir par exemple les derniers radars, les stations services proches. L’approche temps réel peut exister pour les conditions de trafic avec la norme TMC, mais cela reste assez limité en intéraction.

Tout est donc une question de contexte de mobilité. Pour faire un trajet de 500 km, le GPS de navigation est un très bon outil. En situation de mobilité piéton c’est autre chose et la plus value de ses données n’est pas vraiment des plus adaptées. Le mobile va donc compléter le GPS de navigation et pas le supplanter.

Il semble donc important, pour un service utilisant la géolocalisation sur téléphone mobile, d’éviter à l’utilisateur de saisir l’endroit où il se trouve. C’est une manipulation fastidieuse qui peut très rapidement le rebuter à utiliser le service.

n95

Pour exemple, nous pouvons prendre l’iPhone qui est un appareil unique en son genre. L’interface est simple et accessible. Il est donc possible pour un appareil adapté (écran large et tactile) d’offrir une expérience utilisateur véritablement enrichissante en situation de mobilité. Il est aujourd’hui très complexe pour les développeurs d’applications mobiles d’offrir une application compatible sur parc d’appareils hétérogènes. Heureusement le renouvellement de ce parc est de plus en plus rapide (de 1 à 2 ans) et l’arrivée de l’iPhone et d’Androïd de Google peuvent changer la donne.

En résumé : 2008, l’arrivée de la mobilité version 2.0

  • Applications nouvelles et compatibles
  • Nouvelle expérience utilisateur
  • Localisation automatique précise
  • Réseaux sociaux mobiles

Géolocalisation, néogéographie, geoweb : bilan 2007

Une année 2007 se termine, avec une actualité sur la géolocalisation, la néogéographie et le géoweb bien remplie.

Pour Renalid.com, ce fut une année aussi bien remplie :

  • 131 articles (avec au moins autant en brouillon) :-)
  • 168 commentaires (merci!)
  • + de 65000 visites sur l’année, soit + de 110000 pages vues (encore merci!)

earth2007

Voici ce que je retiendrais de cette année :

J’en oublie sûrement. Je pense que 2008 sera encore une année riche en actualité…

Bonne année 2008 à tous!