Archives du mois : mai 2008

Revue du Geoweb de la semaine

  • Un pas de plus pour le Geoweb dans Google Maps
    Google dans son blog Google LatLong, a annoncé la mise à disposition dans Google Maps de la recherche "Mapped web pages", c’est à dire la possibilité de rechercher et d’afficher sur la carte, des pages web qui sont géolocalisées.
    Cette fonctionnalité n’est disponible que sur la version US de Google Maps.
    Exemples :
    - sarkozy
    - where 2.0
    webmappedpage
  • "Google Ocean" en préparation?
    Google aurait invité en décembre dernier des océanographes pour travailler sur la cartographie des océans.
    Il s’agirait d’offrir une vue du fond des mers, avec leurs reliefs et des infos sur les courants, les barrières de corail, les températures, etc…
    (via Google Earth Blog)
  • Google Street View sur Paris
    Différentes photos commencent à circuler sur internet montrant les voitures de Google entrain de faire les acquisitions dans Paris des vues 360° pour Google Street View.

    googlestreetviewParis

    Les photos prise à Paris sont sur Flickr : ici, , , et là.
    …et à Grenoble aussi
    (via Zorgloob)

  • Un système de visualisation intéressant sur le site de la BBC
    Afin de présenter des centaines de caméra de surveillance du trafic routier sur une carte, un système ingénieux de regroupement a été mis en place sur le site de la BBC pour les visualiser sur une carte intéractive "Ordnance Survey".
    bbc


    (via Mapperz)

  • Une nouvelle version du site bêta de NavX
    De nouvelles fonctionnalités sont mises à disposition dans une nouvelle version bêta du site collaboratif de NavX. (souvenez vous de ma présentation du site).

    http://beta.navx.com

    navxbeta
    Au programme :
    - La visualisation directe des photos flickr géotaguées par NavX.
    - Gestion de POIs en masse
    - La possibilité de rendre public ou privé, ses POIs et de les partager dans son réseau
    - La mise à disposition de flux GeoRSS pour suivre l’évolution d’un contenu géolocalisé spécifique.
    De nombreuses autres évolutions sont à venir dans les mois à venir…

    (via le blog de NavX)

  • Google améliore le géocodage de Google Maps API aux USA
    Désormais, plus de 50 millions d’adresses aux USA sont géolocalisées très précisemment. Ainsi la précision des coordonnées géographiques fournies lors d’un géocodage est meilleur. Google fournira la position exacte du bâtiment : "Rooftop Location"… en distinguant ainsi de quel côté de la rue se trouve le bâtiment.
    rooftop
    (via Google Maps API Blog).
  • De nouvelles possibilités offertes dans Google Static Maps
    Je vous avez présenté il y a quelques mois, Google Static Maps API. Cette API vous permet de générer une carte statique, une image, depuis les serveurs de Google.
    De nouvelles fonctionnalités sont disponibles dans l’API :
    - définir 4 tailles de marqueurs et 8 couleurs différentes
    - afficher une polyligne de 50 points avec une couleur, une largeur et une opacité déterminés
    - choisir le format de sortie : JPG, PNG ou GIF (avant seul le GIF était disponible)
    - spécifier la langue des cartes pour avoir des toponymes translitérés au Japon ou en Grèce.
    googlestaticmap1 googlestaticmap2
    Pour plus d’information : Google Static Maps API et l’annonce sur le blog Google Maps API.
  • Projet pour localiser les obstacles pour les personnes handicapées à Genève
    Le projet «GENEVE*accessible», lancé par la ville de Genève en partenariat avec l’association Handicap Architecture Urbanisme (HAU), a pour objectif de faciliter le déplacement des personnes à mobilité réduite. Conçu et orchestré par l’artiste catalan Antoni Abad, ce projet croise deux dimensions essentielles – l’action sociale et la pratique artistique – tout en incluant activement les personnes concernées.
    Des téléphones portables munis de GPS ont été distribués à des personnes en situation de handicap qui ont permis de répertorier et de cartographier sur un site web les obstacles à leur mobilité.
    Le résultat est probant :
    http://www.zexe.net/GENEVE/map.php
    handicapmap 
    (via Nicolas Nova’s Pasta&Vinegar)

Le GPS comme système d’interaction avec le monde

Pour faire suite à ce billet sur l’intégration de StreetView aux itinéraire de Google Maps, je me permets de reprendre un article très intéressant de Hubert Guillaud, rédacteur en chef d’InternetActu.net et responsable de la veille à la Fondation Internet nouvelle génération.

L’article “Le GPS comme système d’interaction avec le monde” rapporte une étude de l’impact du GPS sur notre perception du monde. La démocratisation de la géolocalisation dans des appareils comme le téléphone portable vont apporter à l’avenir un profond changement de notre comportement en situation de mobilité.

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IMG_3279

Un groupe de recherche de l’université de Cornell a étudié l’impact du GPS sur notre perception du monde rapporte Luca Chittaro en interviewant Gilly Leshed, du groupe interaction hommes-ordinateurs de l’université de Cornell lors de la conférence sur les interfaces hommes-machines qui s’est tenue récemment à Florence. “La technologie GPS apporte un représentation abstraite de notre environnement physique, très différente de la représentation de ceux qui circulent et conduisent sans GPS”, explique la chercheuse. “Nous avons constaté souvent que les gens ne recherchent plus les marques des espaces qu’ils traversent : plutôt que de regarder les signes de la rue pour s’orienter, ils se basent sur le GPS pour obtenir la direction et parvenir à destination”.

Selon Gilly Leshed, quand les gens conduisent avec un système GPS, il n’ont plus besoin de s’orienter dans les endroits qu’ils traversent, ils n’ont plus besoin d’apprendre à naviguer ou à demander à des passants comment se rendre à tel endroit.

Les systèmes GPS ne sont pas seulement de simples outils de navigations, explique encore la chercheuse : “Ils changent la façon dont nous percevons notre environnement”. Et cela leur confère une responsabilité particulière. “Leurs concepteurs ont le pouvoir de promouvoir des expériences plus impliquantes. Le GPS du futur doit pouvoir prendre en compte les marques du territoire plutôt que les distances : plutôt que de nous dire, “tournez à gauche à 100 mètres”, il doit savoir dire “tournez à gauche après le pont”. Avec une conception de ce type, nous permettrons aux gens de faire plus attention aux objets physiques de leur environnement”, alors que les systèmes actuels ont plutôt tendance à les en couper.

De même, les systèmes GPS doivent être capables de s’adapter à l’expérience du conducteur : s’adapter à un lieu connu ou inconnu, à ses habitudes de conduite (préférer les routes secondaires,…). Les systèmes GPS sont conçus pour une interaction directe avec le conducteur, il faudrait aussi qu’ils parviennent à mieux communiquer avec celui qui occupe la place à côté du conducteur, qui a d’ailleurs toujours été la place du navigateur.

Pour Ing-Marie Jonsson de l’université de Linköping, qui travaille en collaboration avec Toyota à concevoir des voitures qui parlent à leurs conducteurs, “l’avenir des systèmes d’information dans le véhicule induit des accès personnalisés à la conduite et aux sources d’information de confort comme le temps, le trafic, mais aussi les activités de proximité, le divertissement, la musique ou la vidéo. Grâce au GPS, des fonctions sociales permettront aux gens de se rencontrer selon leurs centres d’intérêt et selon leur localisation”.

Ing-Marie Jonsson travaille à partir d’un simulateur de conduite, rapporte-t-elle à Luca Chittaro . Ses expériences l’ont conduite à mesurer des différences de performance des systèmes vocaux dans l’habitacle selon le sexe ou l’âge du conducteur. Par exemple, apporter une information inexacte peut avoir des impacts très négatifs sur la conduite des conducteurs masculins, alors que les femmes ne semblent pas affectées par les erreurs du système de navigation. Les conducteurs ont tendance à plus faire confiance à une voix du même sexe qu’eux. En revanche, quel que soit leur âge, les conducteurs préfèrent les voix jeunes, alors que dans le travail, les employés âgés répondent beaucoup mieux à des voix âgées. “Nous avons aussi noté qu’un système trop attractif ou intéressant pouvait avoir des conséquences désastreuses.” Mais il est difficile de concevoir un système sachant aider sans être intrusif, un système agréable et engageant sans distraire le conducteur.

A compléter par les propos de Brian Lathrop, chercheur au Volkswagen Electronic Research Lab, et ceux de David Krum, responsable de projets chez Bosch, qui animaient la session sur l’interaction dans l’automobile. Ils prolongeaient notamment ces questions en pointant vers une étude du laboratoire de R&D du NHTSA qui montre que l’inattention est souvent la source première des accidents. Ce qui les incitait, l’un comme l’autre, à penser que l’avenir serait aux systèmes qui mesurent notre attention et nous permettent de la conserver.

(article sous licence Creative Commons)

Les vues aériennes de l’IGN disponibles dans Virtual Earth

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Annoncé lors du Géo-événement, l’accord de mise à disposition des images aériennes de l’IGN pour Microsoft Virtual Earth se concrétise enfin.

En effet Microsoft a fait hier une mise à jour de ses données : 22 Tera Octet, dont notamment des vues “Bird’s Eye View” en Grèce et en Australie. Plus de détails ici.

Mais le plus intéressant, ce sont donc les vues aériennes de l’IGN qui sont enfin disponibles dans l’outil cartographique de Microsoft.

Virtual Earth diffuse au grand public ainsi qu’à ses clients professionnels :

  • Photos aériennes de tout le territoire français, y compris DOM/TOM, à une résolution de 2,5 mètres par pixel

… et diffusera :

  • Photos aériennes de l’ensemble des côtes française, s’étendant jusqu’à 45 km à l’intérieur des terres, à une haute résolution de 1 m/pixel avant la fin de l’été 2008.
  • Photos aériennes des zones urbaines françaises comptant plus de 50 000 habitants à une très haute résolution de 50 cm/pixel avant la fin de l’été 2008.

J’ai noté les points suivants :

  • Le traitement des images est meilleur chez Microsoft que sur Géoportail dans de nombreux cas. En effet la saturation des couleurs est plus réussie. Sur Géoportail, à de nombreux endroits, les couleurs restent fades et les images comportent de nombreux artéfacts, réduisant considérablement leur qualité.

    Comme on peut le voir sur les images ci-dessous, la prise de vue n’est pas la même. Les images fournies à Microsoft doivent être celles des dernières campagnes de l’IGN, réalisées il me semble en captation numérique. D’où la différence. Espérons que Géoportail intègre vite l’ensemble de ces données sur tout le territoire.

    sur Géoportail
    VE-IGN-6
    sur Microsoft Live Maps Search
    VE-IGN-7

  • Les vues aériennes précédemment acquises par Microsoft sont toujours présentes, notamment sur Paris. En effet la qualité des vues fournies exclusivement par InterAtlas à Microsoft est vraiment bien supérieur à celles de l’IGN sur la capitale.

    sur Géoportail
    VE-IGN-4
    sur Microsoft Live Maps Search
    VE-IGN-3

  • Globalement, la résolution maximales des photos aériennes fournies est meilleure sur Géoportail que sur Virtual Earth .

    sur Géoportail
    VE-IGN-1
    sur Microsoft Live Maps Search
    VE-IGN-2

  • La vue hybride est disponible sur Microsoft Virtual Earth avec les vues aériennes de l’IGN, chose qui n’existe pas sur Géoportail.
    VE-IGN-5

  • Le mode 3D avec ces nouvelles vues aériennes n’est disponible que sur la version américaine de Virtual Earth. Pour ceci vous devez y accéder par cette URL : http://maps.live.com/?mkt=en-US


  • La nouvelle version du site ViaMichelin, http://beta.viamichelin.fr (pour quelques semaine encore en bêta public) a intégré automatiquement ces nouvelles données du fait de son partenariat avec Microsoft.
    VE-IGN-8

L’apport de ces nouvelles données est un sérieux coup de boost à Microsoft Virtual Earth et Live Maps Search pour son déploiement en France. Pour le moment, Microsoft n’a pas encore fait un lancement officiel de son portail cartographique en France… mais ça ne devrait pas tarder maintenant.